Service de presse du parlement allemand

Ci-après nous publions l'annonce «Heute im Bundestag No. 24 - Service de presse du parlement allemand», Comité du Bundestag chargé de l'éducation, de la recherche et de l'évaluation de l'impact des techniques (consultation), Berlin, sur l'importance de la formation continue. 

Donner plus de poids à la formation continue et la rapprocher de la pratique

Les offres de formation continue professionnelle doivent être mieux adaptées aux besoins des gens. Pour inciter aussi ceux qui ne sont pas disposés à s'inscrire à de tels stages à s'éduquer et pour montrer à tous qu'il est nécessaire de continuer à se former une fois les études ou la formation terminées, la formation continue doit devenir partie intégrante de la vie. Les experts sont tombés d'accord sur ce point lors de la consultation du comité du Bundestag chargé de l'éducation, de la recherche et de l'évaluation de l'impact des techniques qui s'est déroulée lundi sur le thème de l'«apprentissage tout au long de la vie - besoins et financement». Il faudrait changer de méthode pour motiver les gens en rupture de scolarité et les personnes faiblement qualifiées. Le professeur Gerhard Bosch de la Gesamthochschule Duisburg a expliqué que c'est «au sein des entreprises qu'il faut convaincre activement» les gens dont le départ dans la vie active repose sur des bases précaires. Les conseils d'orientation traditionnels ne leur sont plus d'aucune utilité. «Nous devons totalement nous éloigner du concept scolaire et proposer des formations dans le cadre du travail» a également affirmé le professeur Friedrich Hubert Esser, directeur du service de formation continue professionnelle de la Fédération centrale de l'artisanat allemand. En situation d'examen, les gens manquent souvent d'assurance. Dans leur environnement professionnel, il est nécessaire qu'ils aient un maître-artisan bien formé qui soit ainsi en mesure d'inciter ses employés à apprendre. Le professeur Dieter Timmermann, président de l'ancienne commission d'expert sur le «financement de l'apprentissage tout au long de la vie», a souligné l'exemple positif de la Suède. Dans ce pays, la formation professionnelle a été ancrée dans un «système de l'apprentissage». Classer la formation continue dans un quatrième pilier, la séparant par conséquent de l'école et de la formation professionnelle, risque plutôt de constituer un obstacle. En Suède, les salariés peuvent obtenir l'autorisation de leur entreprise de suspendre le travail pour suivre des cours et certains peuvent bénéficier pour cela d'aides financières de l'État. Stephanie Odenwald, du syndicat Éducation et Science, juge quant à elle utile que l'apprentissage tout au long de la vie soit le quatrième pilier du système de l'éducation. Selon elle, la formation continue doit être intégrée dans le secteur public, de la même manière que l'école l'est déjà. Il serait par conséquent nécessaire que le gouvernement fédéral élabore pour cela une législation et un concept de financement. Ulrich Aengenvoort, directeur de la Confédération allemande pour l'éducation des adultes, a souligné de son côté que la faible participation à la formation continue était non seulement due au manque de motivation, mais aussi au fait que les prestataires manquent d'argent. Selon lui, les universités populaires ont en outre cessé de proposer «uniquement du prêt-à-apprendre». Aujourd'hui, elles collaborent également avec des entreprises et s'adaptent aux besoins concrets de leurs employés.