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Le questionnaire en ligne

Thomas Fasokun / Cecilia Pwol

Au Nigeria, nous reconnaissons le fait que l’alphabétisation est un droit. En participant à diverses réunions et conférences internationales à l’occasion desquelles il arrive que soient faites de telles déclarations (Déclaration de Persépolis, 1975; Déclaration de Vienne, 1993; Déclaration de Hambourg, 1997), nous savons que l’alphabétisation a été reconnue internationalement comme un droit de l’homme et comme un outil primordial pour l’exercice d’autres droits. Toutefois, l’analphabétisme reste un problème important au Nigeria. Selon le Rapport mondial 2008 de suivi sur l’EPT, les chiffres les plus récents révèlent chez les adultes au Nigeria un taux d’alphabétisation de 69 % (78 % pour les hommes et 60 % pour les femmes). Plus de 22 millions de personnes, dont 65 % de femmes, sont analphabètes. Aucun des efforts entrepris au Nigeria jusqu’à présent pour alphabétiser les populations n’a produit les résultats escomptés et des millions de personnes n’ont toujours aucun accès à l’alphabétisation du fait de l’absence de politiques de l’éducation efficaces. Le texte suivant a été écrit sur la base de documents rédigés par le professeur Thomas Fasokun, président du Conseil national nigérian pour l’éducation des adultes (NNCAE), département d’éducation permanente, Obafemi Awolowo University, Ile-Ife, Osun State, Nigeria et Cecilia Pwol, directrice de Women Education, commission nationale d’alphabétisation de masse, d’éducation des adultes et d’éducation non formelle, Nigeria.

Nigeria: la situation actuelle par rapport aux Points de référence internationaux de l’alphabétisation

Les principales causes de l’analphabétisme des adultes au Nigeria peuvent être résumées comme suit:

  • Problèmes dans l’éducation primaire (faibles pourcentages de scolarisation, pourcentages d’abandons élevés, équipements inadéquats, matériels d’enseignement/d’apprentissage médiocres, curriculums non pertinents).
  • Faibles pourcentages d'inscriptions aux programmes d'alphabétisation des adultes.
  • Pourcentages d’abandons élevés liés à des problèmes économiques forçant les apprenants adultes à abandonner les cours pour se consacrer à des activités génératrices de revenus et liés à des problèmes directement en rapport avec les programmes d’alphabétisation des adultes, par exemple leur manque de pertinence, des questions de financement ou le mauvais moral parmi les alphabétiseurs d’adultes.
  • Les alphabétiseurs ne sont pas correctement formés aux techniques d’animation ni sensibilisés à l’égalité entre les sexes.
  • L’exclusion des femmes des programmes d’éducation des adultes.
  • Pourcentages d’abandons plus élevés chez les femmes en raison du manque de pertinence des curriculums et d’exigences concurrentes.
  • Mauvais accès à l’éducation pour les populations «difficiles» à atteindre comme les nomades, les pêcheurs et les pasteurs.
  • L’échec à maintenir les taux d’alphabétisation en raison des maigres ressources, y compris en ce qui concerne les équipements, les matériels et les enseignants, de la dépendance des bailleurs de fonds et de la mauvaise opinion quant à la valeur de l’éducation.
  • Un environnement alphabétisé médiocre, ce qui signifie la perte des acquis de l’alphabétisation qui ne peuvent pas être entretenus à long terme.

 

Petit historique

L’éducation des adultes au Nigeria a un long passé. Au 14e siècle, des érudits islamiques et des commerçants itinérants dans le nord musulman du pays enseignaient déjà la lecture et l’écriture de l’arabe par l’intermédiaire de l’étude du Coran. Plus tard, des missionnaires chrétiens introduisirent l’éducation occidentale dans des régions du sud et du centre du Nigeria. Cette éducation était toutefois essentiellement sélective et conçue dans un but spécifique: s’alphabétiser pour être capable de lire la Bible. Au 20e siècle, des efforts délibérés furent entrepris par le gouvernement colonial britannique pour éduquer un peu la population adulte au Nigeria. Dans son mémorandum de 1925 sur la politique de l’éducation en Afrique britannique tropicale, le ministère britannique des Colonies recommandait la mise en oeuvre d’un programme d’éducation des adultes dans les pays africains, qui ne commença réellement qu’en 1944 au Nigeria (Omolewa, 1981). En 1946 un programme d’alphabétisation était bien en cours, mais sa mise en oeuvre médiocre se traduisit par une réussite limitée.

Le Nigeria accéda à l’indépendance en 1960 et les efforts entrepris dans le domaine de l’alphabétisation au Nigeria furent stimulés quand l’UNESCO appuya la création d’un institut d’alphabétisation des adultes à Ibadan en 1965. En 1971, le Conseil national nigérian pour l’éducation des adultes (NNCAE) fut créé, devenant dans la pratique au Nigeria l’«organe» de l’éducation des adultes. Il enregistra en peu de temps de formidables réalisations, devenant une force avec laquelle il fallait compter en termes de planification, de mise en oeuvre et d’évaluation des programmes d’éducation des adultes et d’éducation non formelle. Le NNCAE joua notamment un rôle de premier plan dans l’organisation de campagnes et d’actions de défense agressives aux niveaux du gouvernement et des universités, pour assurer l’intégration des programmes d’éducation des adultes à tous les niveaux du système de l’enseignement.

Depuis sa création, le Conseil national nigérian pour l’éducation des adultes a travaillé en collaboration avec des agences gouvernementales et des ONG au Nigeria pour

  • créer un service d’éducation des adultes et d’éducation non formelle au ministère fédéral de l’Éducation en 1974;
  • créer des agences d'éducation des adultes et d'éducation non ormelle dans tous les États de la fédération depuis 1980;
  • créer la Commission nationale d’éducation de masse (NMEC) en 1990;
  • développer le Cadre de l’éducation des adultes et de l’éducation non formelle, et la Déclaration de 1982-1992 pour en faire une campagne nationale d’alphabétisation de masse. Le Cadre reste aujourd’hui encore pertinent au Nigeria;
  • créer des départements d’éducation des adultes dans les universités fédérales;
  • créer une base de ressources humaines composée de spécialistes de l’éducation des adultes et de l’éducation non formelle;
  • organiser tous les ans des conférences/séminaires nationaux à l’occasion desquels des spécialistes et praticiens se réuniraient pour discuter;
  • faire un relevé des résultats de la recherche à l’aide de son journal Adult Education in Nigeria;
  • intervenir en tant que partenaire aux côtés d’organisations internationales pour promouvoir l’éducation des adultes et l’éducation non formelle.

Le troisième Plan national de développement (1975-1980) fut le premier dans lequel le gouvernement fédéral prenait des dispositions pour l’éducation des adultes dans le pays. Il proposait la création de centres d’éducation des adultes pour organiser des cours par correspondance et des cours d’éducation des adultes, et pour mener des recherches sur divers aspects de l’éducation des adultes et de l’éducation non formelle. En 1980, le gouvernement de l’État de Kano créa la Kano State Agency for Mass Education (Agence d’éducation de masse de l’État de Kano). Cette création fut un évènement historique, car pour la première fois après l’indépendance le gouvernement d’un État déviait de sa voie pour créer une organisation autonome chargée de l’éducation des adultes et de l’éducation non formelle. L’Agence de l’État de Kano réalisa d’immenses progrès dans le domaine de l’alphabétisation, et l’UNESCO lui décerna des prix d’alphabétisation en 1983 et 1990.


En 1990 un grand vent de changement se mit à souffler lorsque le gouvernement fédéral militaire créa la Commission nationale d’éducation de masse (NMEC), responsable de l’organisation, du suivi et de l’évaluation des pratiques d’éducation des adultes dans le pays. Les activités de la commission sont décentralisées: elle dispose d’antennes dans les six zones géopolitiques du pays, dans les 36 États et dans les 774 zones d’administration locale. La coordination et la supervision des cours d’alphabétisation sont placées sous la seule responsabilité du personnel local de l’éducation des adultes, à savoir des coordinateurs, des superviseurs et des alphabétiseurs. On attend de chaque administration locale qu’elle organise un minimum de dix cours d’alphabétisation, et que des cours supplémentaires soient organisés et financés par des ONG. Des examens sont organisés pour tester les compétences de base en lecture, en écriture et en calcul. Les compétences nécessaires à la vie courante, l’un des piliers de tous les programmes d’alphabétisation, font, elles aussi, l’objet de tests.

La situation actuelle

Depuis 1999, lorsque la démocratie fut de nouveau instaurée au Nigeria, l’éducation est devenue un secteur clé des réformes socioéconomiques constamment entreprises. L’adoption des Objectifs de l’éducation pour tous (EPT) fixés à Dakar a induit un profond changement de position du Nigeria en ce qui concerne l’éducation des adultes et l’éducation non formelle. La politique nationale de l’Éducation, promulguée en 2004 au Nigeria mettait particulièrement l’accent sur l’éducation des adultes et l’éducation non formelle, et se focalisait sur les groupes marginalisés dans l’éducation, entres autres les nomades et les migrants, les filles et les femmes, les enfants des rues et les handicapés. Comme auparavant, les agences fédérales sont responsables de la politique et de la mise en oeuvre de l’éducation des adultes et de l’éducation non formelle.

Atelier éducatif sur le SIDA pour des enseignants au Nigeria  

Atelier éducatif sur le SIDA pour des enseignants au Nigeria
Source: Gideon Mendel/ Corbis/ActionAid

 

Les activités suivantes ont été inscrites au Plan décennal du gouvernement concernant l’éducation des adultes et l’éducation non formelle:

  • Faire convenablement le relevé des efforts d’alphabétisation et d’éducation non formelle entrepris dans tout le pays.
  • Créer des synergies entre l’alphabétisation et des programmes d’autonomisation des adultes (vulgarisation agricole, contrôle des naissances, soins de santé primaires, etc.).
  • Évaluer, améliorer et élargir les programmes d’alphabétisation en cours (alphabétisation par la radio, méthode Reflect, alphabétisation des adultes pour les handicapés, etc.) dans tout le pays.
  • Utiliser, entretenir et remettre en état des équipements existants tels des centres d’alphabétisation et des centres pour les femmes.
  • Lancer une campagne médiatique massive pour promouvoir l’alphabétisation, notamment parmi les groupes les plus marginalisés.

 

LIFE au Nigeria

Le lancement par l’UNESCO du programme LIFE (Initiative pour l’alphabétisation: savoir pour pouvoir) qui s’étend de 2005 à 2015, a produit une lueur d’espoir quant au développement d’un cadre stratégique pour l’alphabétisation au Nigeria. LIFE est un projet de l’UNESCO devant être mis en place dans les pays ayant un taux d’alphabétisation inférieur à 50 % ou une population analphabète de plus de 10 millions de personnes. Au plan opérationnel, il est prévu que LIFE soit dirigé par les pays, répondant à leurs besoins et priorités spécifiques, en fonction des capacités nationales. Les activités du programme étaient jusqu’à présent, entre autres, les suivantes:

  • Réunions préparatoires avec les dépositaires d'enjeux de l'alphabétisation afin de créer un forum national pour eux.
  • Une conférence nationale avec les dépositaires d'enjeux pour attirer l'attention sur le programme LIFE.
  • Identifier les politiques et stratégies fiscales pour promouvoir l'alphabétisation et les activités dans ce domaine au Nigeria
  • Élaborer une stratégie pour repositionner et redéfinir l'alphabétisation, et l'ancrer dans l'apprentissage tout au long de la vie.
  • Participation à une conférence subrégionale au Niger.
  • Effectuer une évaluation des besoins nationaux en matière d'alphabétisation.
  • Consolider l'ébauche du plan d'action de LIFE.
  • Augmenter l'échelle à laquelle est mené le projet phare de LIFE d'alphabétisation par la radio.

 

Implications des Points de référence

Que devons-nous faire de plus pour améliorer l’éducation des adultes au Nigeria? Malgré les efforts louables entrepris par l’UNESCO (Nigeria) dans le domaine de l’alphabétisation, un bref coup d’oeil aux Points de référence internationaux pour l’alphabétisation des adultes montre que le Nigeria n’opère toujours pas dans les limites du cadre de référence établi pour les programmes d’alphabétisation des adultes. Le Nigeria doit se pencher sur les Points de référence de l’alphabétisation, les développer et les affiner avec application et réflexion pour qu’ils deviennent des outils d’alphabétisation pour les millions d’adultes qui en sont privés. Étant donné les questions soulevées dans cet article et le cadre que fournissent les Points de référence pour l’alphabétisation des adultes, il est raisonnable de faire les suggestions suivantes:

Définition de l’alphabétisation: au Nigeria les activités d’alphabétisation continuent de reposer sur une définition étroite de cette dernière, qui la limitent purement à la capacité à lire, à écrire et à calculer. Elle ne suffit plus pour que les gens puissent réussir à l’ère des sciences et des techniques. L’alphabétisation doit non seulement servir à s’adapter à certaines conditions existantes, mais aussi à acquérir les compétences qu’il faut pour résoudre des problèmes et procéder à une réflexion critique afin de produire tout changement nécessaire. Les pays menant de longue date des programmes d’alphabétisation se soucient de plus en plus de «ce qui vient après» que les compétences de base ont été enseignées. Des méthodes innovantes en cours d’élaboration visent à s’adresser aux apprenants dans des domaines sociaux, économiques et culturels. Le Nigeria doit définir de quoi l’alphabétisation est faite à la lumière de la situation actuelle et par rapport à l’ensemble de la société dans laquelle se meuvent les Nigérians.

Renforcer les partenariats: il faudrait rationaliser les activités des diverses organisations et agences opérant dans le domaine de l’alphabétisation des adultes pour tirer le meilleur profit des maigres ressources disponibles et réduire les querelles et rivalités superflues. Il faudrait s’efforcer de faire d’elles des partenaires qui travailleraient conjointement à la conception et à la mise en oeuvre d’une politique de l’éducation des adultes. Les décideurs et les responsables de la mise en oeuvre à tous les niveaux devraient être formés efficacement de façon à améliorer leurs capacités à gérer le programme.

Enquête sur l’alphabétisation: il est essentiel de réaliser une évaluation nationale des niveaux et pratiques si nous voulons que le Nigeria puisse présenter un compte-rendu réaliste des résultats qu’il aura obtenus d’ici 2015 en matière d’éducation de base universelle, époque à laquelle sera menée l’évaluation des résultats obtenus quant aux objectifs de l’EPT. Il faut arrêter de se fier aux auto-évaluations des citoyens quant à leur degré d’alphabétisation. Pour rendre un programme d’alphabétisation utile et important, il faut d’abord mener une enquête de base/procéder à une analyse des besoins pour évaluer les niveaux et pratiques de l’alphabétisation à ce moment donné, ainsi que les questions sociales et culturelles à envisager avant de concevoir ce programme et les matériels qui l’accompagnent. Il faudrait s’attacher tant à l’aspect qualitatif qu’à l’aspect quantitatif de l’évaluation afin de mesurer le véritable impact de l’alphabétisation sur les participants et leurs communautés.

Formation: il est nécessaire de recruter et de former un personnel d’éducation des adultes compétent, qui sera motivé pour soutenir les politiques et programmes d’éducation des adultes dans tout le pays. Sans un nombre suffisant de bons animateurs et administrateurs, les fonds affectés, aussi importants soient-ils, ne permettront pas d’obtenir les résultats escomptés. Le Conseil national nigérian pour l’éducation des adultes (NNCAE) devrait bénéficier de l’appui du gouvernement et d’organisations non gouvernementales pour organiser des stratégies de formation efficaces.

Campagne d’alphabétisation de masse: l’actuel programme d’éducation de base universelle au Nigeria est sur la bonne voie pour lutter contre l’analphabétisme dans le pays. Afin de s’attaquer au problème des faibles pourcentages d’alphabétisation et d’inscriptions aux programmes de ce type, le gouvernement, en collaboration avec des ONG et des collectivités locales, devrait assurer un meilleur accès à une éducation non formelle de qualité s’adressant aux adultes et aux jeunes en rupture de scolarité, notamment aux filles et aux femmes, aux populations nomades, aux migrants et aux handicapés. Le gouvernement fédéral devrait activer ses rouages le plus rapidement possible pour entamer une nouvelle campagne d’alphabétisation de masse, cette fois menée efficacement.

Financement: le plus grand défi pour l’éducation au Nigeria est peut-être l’insuffisance des financements de la part du gouvernement fédéral, des États et des collectivités locales. À tous les niveaux, l’éducation des adultes et l’éducation non formelle souffrent sérieusement d’un mauvais financement. Si nous voulons que le Nigeria atteigne tout au moins en partie les Objectifs du millénaire pour le développement de l’EPT, il est urgent d’engager de vastes consultations et de trouver des mécanismes de financement fiables et faisables. Le gouvernement fédéral doit soutenir le personnel de l’alphabétisation en créant des incitations fiscales, en développant et en soutenant des infrastructures, en organisant des campagnes de sensibilisation du public et en mettant en place des politique de soutien pour garantir aux masses que l’alphabétisation et l’apprentissage du calcul leur soient accessibles. Les gouvernements des États et les collectivités locales doivent assumer davantage de responsabilités et traiter l’éducation des adultes avec le sérieux qu’elle mérite. Du fait de l’absence de financements, de visions, de stratégies et de coordination cohérents et adaptés, les services d’alphabétisation ont eu tendance à «passer entre les mailles du filet». Notre objectif consiste à garantir que tous les Nigérians soient préparés à relever les défis d’un monde nouveau et complexe. Pour atteindre ces objectifs, les gouvernements doivent accorder à l’alphabétisation une place prioritaire aux plans de la politique et du financement.

References

Aderinoye. R.A (1997). Literacy Education In Nigeria, Ibadan, University of Ibadan Publishing House.

National Planning Commission (2004). National Economic Empowerment and Develop ment Strategy, (NEEDS). National Planning Commission, Abuja.

Fasokun.T.O. (1981). "Development of Adult Education in Nigeria", Indian Journal of Adult Education Volume 42, Nos. 1-2, pp 13-19.

Fasokun, T.O. (2005). "Adult Education in Practice". A Module Prepared for DAE 104, Diploma in Adult Education for the Distance Education Unit of the Continuing Edu cation Centre, in collaboration with the Department of Adult Education, University of Botswana, Gaborone.

Federal Republic of Nigeria (2004). National Policy on Education. Yaba, Lagos: NERDC Press.

Omolewa M.A. (1981). Adult Education Practice in Nigeria, Ibadan, Evans Brothers (Nigeria Publishers) Limited.

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