Beate Schmidt-Behlau

L’apprentissage interculturel et la gestion de la diversité

Résumé

Rien qu’en prenant comme exemple son approche de l’éducation axée sur le par tenariat à un plan international, DVV International a toujours intensément axé ses activités sur les questions interculturelles. Par le biais de financements supplémen taires provenant des programmes SOCRATES et d’apprentissage tout au long de la vie de la Commission européenne, l’Institut s’est particulièrement impliqué dans ce domaine en coordonnant depuis 2002 divers projets GRUNDTVIG, notamment le projet Tolérance et compréhension vis-à-vis de nos voisins musulmans (TUM, 2002-2005), le Réseau d’apprentissage interculturel en Europe (NILE, 2002-2008) et le programme INTERtool (2005-2009), et a participé en tant que partenaire au projet intitulé Diversité religieuse et antidiscrimination (2005-2008), lors duquel des supports éducatifs ont été développés sur ce thème. Dans le cadre de ces projets, la question de l’apprentissage interculturel et de la gestion de la diversité ont été au cœur d’un débat intense entre différentes organisations européennes opérant dans le secteur de l’éducation des adultes, et l’on peut dire que nombre des produits et résultats qui en sont issus sont d’une valeur durable, ce qui les rend utilisables dans des conditions non formelles et permet de les transférer dans d’autres contextes que celui de l’Europe.

Nous nous proposons de vous présenter ci-dessous quelques-uns des résultats les plus intéressants que le projet du réseau NILE a obtenus avec les lecteurs. Le travail du NILE se poursuit sous forme d’un groupe de travail virtuel coordonné par l’Association européenne pour l’éducation des adultes, l’EAEA.

La migration pose des défis à l’éducation des adultes

Les activités et objectifs du NILE consistaient principalement à trouver des approches de l’apprentissage interculturel reposant sur de bonnes pratiques et ce, dans les différents pays de l’Union européenne où la migration a posé de réels défis non seulement aux écoles, mais aussi au secteur de l’éducation des adultes. Ces pays sont tous quasiment devenus multiethniques au cours des dix à quinze dernières années.

De façon à répondre aux besoins éducatifs divers de sociétés multiethniques, un changement de paradigme est nécessaire afin d’apprécier le rôle des minorités ethniques et des migrants comme agents du changement qui ont le droit d’occuper l’espace public et d’influencer la forme future des États membres de l’Europe. Les minorités et les migrants eux-mêmes devraient prendre part au processus nécessaire à cela, qui concilie le principe de l’égalité avec la reconnaissance de la différence tout en sauvegardant les traditions des minorités ethniques et en incluant la diversité dans la sphère nationale publique.

Sur les quatre piliers de l’éducation pour l’avenir tels que l’UNESCO et Jacques Delors les ont énoncés: apprendre à savoir, apprendre à apprendre, apprendre à être et apprendre à vivre ensemble, ce que l’on privilégie ici clairement, c’est apprendre à vivre ensemble. Par conséquent, «l’éducation interculturelle» et «l’apprentissage interculturel» ne sont pas limités au seul domaine de l’éducation formelle et ont un but transformateur, permettant aux individus de modifier leurs actuels croyances, valeurs et jugements, comme c’est nécessaire ou vécu dans différentes sociétés.

Résultats du projet NILE

La pointe du progrès en matière d’apprentissage interculturel dans les pays parte naires a été définie sur la base de questions-clés concernant la politique et la socié té, les organisations impliquées, les conditions extérieures, les groupes-cibles, les approches formatrices et la participation des minorités ethniques. Les approches, définitions et objectifs politiques des différents pays se sont révélés être variés.

Des facteurs du succès de différentes approches de l’apprentissage interculturel ont été identifiés grâce à l’analyse d’études de cas. En compilant ces dernières, on obtient un tableau des différentes formes que peut revêtir l’apprentissage inter culturel. Les expériences ont été réparties en deux catégories, en fonction de leurs thèmes principaux, couvrant, entre autres exemples, les concepts dialogiques, l’autonomisation et la création de capacités. Certaines études de cas ont fourni l’occasion d’identifier des principes directeurs de l’apprentissage interculturel et d’illustrer comment ils ont été mis en pratique par exemple en Australie, en Finlande et en Allemagne.

L’«autonomisation et la création de capacités» ont été définies dans certaines études de cas comme un premier pas crucial vers l’apprentissage interculturel. Des exemples de Belgique, de Lettonie, des Pays-Bas et du Royaume-Uni fournissent des exemples de réussites.

«L’apprentissage interculturel» se déroule fréquemment hors d’un cadre éducatif structuré. Les études de cas rassemblées à ce sujet viennent de Bulgarie, de Chypre, de Hongrie, de Pologne, de Roumanie et d’Espagne.

Résultats de la vue d’ensemble des pays et des études de cas

Quatre conclusions peuvent être tirées de l’analyse d’ensemble portant sur les pays participant au NILE.

1. D’une manière générale, l’apprentissage interculturel est lié au domaine plus large englobant les droits de l’homme, les droits des minorités et des migrants, et la Convention de Genève sur l’asile, ainsi qu’à la lutte contre la discrimi nation, le racisme et la xénophobie dans l’optique des principes reconnus internationalement.

NileDans tous les pays d’Europe, les constitutions nationales et les lois garantissent un certain droit à ne pas être discriminé (généra lement lié au marché du travail), et là où ce n’est pas encore le cas, la directive de l’UE contre la discrimination préconise de mieux faire respecter ce principe au niveau des législations natio nales. Certains pays ont mis en place des organes publics de surveillance, d’autres ont lancé des campagnes et la plupart ont tout au moins des ombudsmans responsables des problèmes des minorités ou des migrants. Un certain nombre de ces ombuds mans ont le droit d’examiner tous les actes ou mesures susceptibles d’enfreindre des droits et de faire des propositions en vue d’y re- médier juridiquement. En outre, tous les États membres de l’UE ont ratifié les principales conventions internationales comme, par exemple, la Convention pour la protection des minorités (Conseil de l’Europe) qui vise à garantir le respect des droits de l’homme des immigrés.

2. Jusqu’à présent, seuls quelques pays ont adopté le concept de la diversité culturelle telle qu’elle est ancrée dans l’article 2 de la Déclaration universelle de l’UNESCO sur la diversité culturelle. Comme l’illustre la citation suivante, la Belgique montre de façon positive aux gouvernements comment être ouverts à la réalité de la diversité culturelle, avec tout ce que cela suppose: «Nous voulons apporter à notre politique culturelle flamande ce type de diversité qui caractérise notre société non comme un problème, mais comme une réalité voulue. Par conséquent, nous introduisons le modèle de l’interculturalisme en tant que but explicit de la politique culturelle. Investir dans l’éducation de la communauté et dans l’activation (inter)culturelle est un point de départ essentiel pour une société interculturelle réelle et positive, où chaque individu a une importance primordiale.» (Documents politiques 2004-2009 du ministère de la Culture de la communauté flamande). Tous les autres pays se caractérisent par une attitude se situant quelque part entre l’absence générale de conscience des besoins en matière d’apprentis sage interculturel, comme c’est le cas à Chypre, et les stades précoces de sensibilisation à ces besoins, comme l’illustre la citation bulgare ci-dessous: «Jusqu’à présent, il n’existe ni politique formulée spécifiquement au sujet de l’éducation interculturelle à un niveau national, ni définition commune de ce qu’est l’apprentissage interculturel, ni débat public sur les questions interculturelles. Pour conclure, nous pouvons principalement dire qu’il existe une base d’apprentissage interculturel en Bulgarie, mais aussi un grand besoin de développer des contenus et l’infrastructure nécessaire.»

3. Il n’existe aucun concept définissant de façon générale l’apprentissage interculturel, et l’on emploie des termes différents dans tous les pays. Dans la pratique, l’apprentissage interculturel cherche à atteindre l’un des objectifs suivants, voire à tous les réaliser:

  • Acquérir des connaissances sur la culture en général et son impact sur les individus et les groupes, dans le respect de sa propre culture et de celles des autres.
  • Développer des compétences pour une société multiculturelle: p. ex. en prenant conscience de ses propres perceptions, stéréotypes et préjugés culturels, en posant un regard critique sur ses propres points de vue et en acquérant des compétences pour communiquer et entretenir des relations avec les autres.
  • Créer des attitudes respectueuses de la diversité culturelle, de sa propre identité culturelle et de celle des autres, et rejeter la discrimination et l’intolérance.
  • Stimuler la participation comme facteur de création de sociétés interculturelles.

4. Les passés historiques déterminés par des politiques diverses ont engendré différents besoins et priorités en matière d’apprentissage interculturel dans les pays d’Europe de l’Ouest et de l’Est. Alors que nombre de pays d’Europe de l’Ouest reconnaissent la nécessité d’un apprentissage interculturel, l’associent étroitement à la question de l’intégra tion et – dans le cas de la migration – voient souvent en lui une voie à sens unique (dans laquelle les gens d’une autre appartenance ethnique doivent apprendre les habitudes de la majorité), pour la plupart des pays est-euro péens, le concept de l’apprentissage interculturel est nouveau, et a fait son apparition dans la foulée de l’élargissement de l’UE et de l’adhésion à cette dernière. Dans ces pays, du fait de la nécessité de construire une société civile puissante, l’apprentissage interculturel est étroitement lié à certains aspects de l’éducation civique et au renforcement du rôle des minorités ethniques.

Faire de l’apprentissage interculturel un courant dominant 

Les principaux objectifs de la politique de l’Union européenne sont les suivants: 

  • Améliorer la qualité et l’efficacité de l’éducation et des systèmes de formation dans l’UE. 
  • Assurer que ces systèmes soient accessibles à tous.

    Nile Star

  • Ouvrir l’éducation et la formation à un monde plus large.

Dans la pratique, l’éducation des adultes cherche à assurer que la citoyenneté active, l’ac complissement personnel et l’in clusion sociale soient intégrés dans la lutte pour survivre dans une économie de marché. Ce processus est long et difficile, notamment pour les adultes exclus de l’éducation formelle ou du marché du travail. En outre, il ne faut pas oublier qu’en pleine Europe, certains États continuent de refuser la démocratie et la participation à leurs citoyens.

Intercultural Workshop

Atelier interculturel Source: DVV International 

Les partenaires du projet NILE sont convaincus que si l’apprentissage interculturel ne devient pas un principe de l’éducation des adultes, ancré dans la politique, des programmes, des structures et des concepts, et basé sur le dialogue entre les différents acteurs de la société, il ne progressera pas dans le processus de création de la société du savoir.

Pour parvenir à cela, il existe un consensus entre les partenaires du réseau qui considèrent que l’apprentissage interculturel doit:

  • Être transversal (appliqué dans tous les domaines de l’éducation/apprentissage): politiques, structures (planification et prises de décisions), méthodes et approches de l’enseignement et de l’apprentissage, contenus et méthodes de l’enseignement et de l’apprentissage, formation des enseignants.
  • Être intersectoriel (appliqué à tous les contenus): dans tous les programmes et sujets/disciplines (sciences sociales et politiques, sciences naturelles, litté rature et études culturelles, arts, etc.).
  • S’étendre à tous les modes d’éducation et d’apprentissage: formel, non formel et informel.
  • Être stratégique et pratique: dans toutes les phases des programmes/activités d’éducation (conception, mise en œuvre, surveillance et évaluation, etc.).
  • Reposer sur le principe de la préparation de chacun à vivre dans des environnements culturellement et socialement hétérogènes, à reconnaître la diversité et à vivre avec elle, et à promouvoir/élargir la démocratie.

Politiques générales

Il est important de noter que les politiques de l’émigration et de l’immigration ont une influence fondamentale sur le climat général dans lequel se déroule l’appren tissage interculturel. Par conséquent, il faut continuer de développer les politiques d’intégration aux niveaux européen, national et local pour afin d’obtenir une perception holistique de ce processus allant dans les deux sens. L’intégration doit être sociale et économique. Dans certains pays, la législation doit être adaptée de façon à exprimer clairement que l’on y apprécie la diversité.

L’intégration ne revient pas uniquement à financer des cours de langues pour les immigrés, les réfugiés et les demandeurs d’asile. Elle signifie, entre autres, qu’il faut garantir l’accès à des droits fondamentaux, notamment civils, politiques, sociaux, économiques et culturels, qu’il faut disposer de politiques antidiscrimina toires puissantes, de politiques d’inclusion sociale en matière de logement et de santé, et des politiques positives de réunion des familles, et qu’il faut protéger les droits individuels et le statut légal indépendant des femmes accompagnant leurs partenaires et maris.

Avec son papier vert sur la gestion économique de la migration, publié en janvier 2004, la Commission européenne a relancé le débat sur la migration profession nelle, importante dans le domaine de l’éducation des adultes.

Durant les années passées à travailler et discuter dans le cadre du partenariat avec le NILE, nous sommes parvenus à la conclusion qu’aucune stratégie ne peut être utilisée universellement. Toutefois, nous nous accordons sur le fait que la compétence interculturelle est l’une des compétences de base les plus importantes pour réussir le processus d’intégration. Nous pouvons également conclure que la compétence interculturelle est nécessaire à tous les niveaux: individuel, institutionnel, social et politique.

Recommandations

En septembre 2008, au cours de la conférence de clôture par laquelle prenaient fin six années de coopération au sein du réseau, les participants ont formulé quelques idées des plus pragmatiques qui illustrent quelques-unes des mesures ayant été pri ses et celles qui restent encore à prendre. Guidés par la question: «Apprentissage interculturel: la clé d’une intégration réussie dans quelles conditions», ils ont clarifié d’abord un certain nombre d’hypothèses.

  • Premièrement: qui sont les «majorités» par rapport aux minorités?
  • Deuxièmement: chaque personne peut, en fonction du contexte, tout à coup appartenir à une minorité. Par exemple, quelqu’un peut faire partie de la majorité par son apparence (par exemple s’il est blanc), mais être membre d’une minorité linguistique.
  • Troisièmement: apprendre fait partie du dialogue interculturel, et le dialogue fait partie de l’apprentissage interculturel.

Les participants ont apprécié l’occasion d’échanger des points de vue et idées sur des questions auxquelles les éducateurs se retrouvent confrontés en ce qui concerne l’intégration de minorités, l’apprentissage interculturel et le dialogue interculturel. Plusieurs idées et quelques recommandations-clés ont été présentées à la Commission européenne en conclusion d’un tour de table:

Questions:

1. Comment la majorité peut-elle réussir à faciliter l’inclusion des minorités?

  • Essayer l’action positive (dissémination positive)
  • Apprendre quelque chose sur les cultures des minorités. Garantir l’accès à l’apprentissage/la vie civique, etc. Remettre la notion de majorité/minorité en question. Apprendre à apprécier la diversité. Remettre en question le principe de la loi de la majorité dans la démocratie.
  • Faciliter l’apprentissage par les pairs entre groupes minoritaires/majoritaires.
  • Contester les préjugés et le racisme.
  • Inciter les fonctionnaires (possibilités professionnelles) au moyen de primes à apprendre des langues, à se sensibiliser davantage à des questions interculturelles grâce à des cours/des stages de formation continue.
  • Prendre conscience d’être la majorité.
  • Être prête à laisser les minorités participer à tous les niveaux.
  • Souplesse.
  • Apprendre l’histoire.
  • Apprendre les langues des minorités.
  • Apprécier/valider leurs qualifications.
  • Leur donner un sentiment d’appartenance.
  • Créer des espaces de rencontre.
  • Parler des cultures majoritaires, et les faire partager.
  • Les fonctionnaires devraient parler d’autres langues.
  • Modifier la culture de la communication des institutions de façon à ce que les minorités s’identifient et aient recours à elles.
  • Réflexion sur soi au sein des institutions (publiques/privées).
  • Se pencher sur l’éducation de base concernant les droits civiques, économiques et politiques.

2. Que peuvent faire les minorités pour promouvoir une image positive de leurs contributions?

  • Inviter la majorité.
  • Se montrer prêtes à apprendre.
  • Prendre la parole.
  • Être présentes.
  • Avoirs recours aux médias.
  • Regarder et respecter la culture et les traditions locales.
  • Développer des outils.
  • Se montrer soi-même, ouvrir les portes.
  • Ouverture.
  • Intérêt civique.

3. Quels sont les plus grands défis pour une société inclusive reposant sur la diversité?

  • Trouver (négocier!) des valeurs communes.
  • Les différentes formes de diversité, de divisions minorités/majorité.
  • Le respect mutuel en tant que condition pour le dialogue.
  • L’éducation.
  • Le fossé socio-économique entre les différents groupes.
  • Entamer des dialogues sur des points communs/des différences.
  • Faire preuve d’ouverture d’esprit envers les autres, écarter les préjugés.
  • Accepter l’ambiguïté et l’incertitude font partie de la réalité des choses.
  • L’égalité des chances pour réussir à maintenir la cohésion sociale.

4. Quels sont les facteurs de réussite des dialogues interculturels?

  • Connaître la langue de la population locale.
  • Proposer des cours sur le contexte culturel.
  • Organiser des manifestations religieuses, sociales et culturelles.
  • L’éducation scolaire.
  • Le dialogue est d’autant plus fructueux quand ses participants y prennent part sur un pied d’égalité.
  • Les questions juridiques.
  • Le respect des différences.
  • Un environnement décontracté et informel.
  • Disposer d’informations de base.
  • Acquérir des compétences interculturelles.
  • Nouer des liens au niveau personnel.
  • Reconnaître que les gens sont plus que le passé et l’environnement dont ils sont issus.
  • Commencer à un âge précoce.

Adult Education Embracing Diversity I

5. Quelles sont les éventuels prérequis pour soutenir l’inclusion des minorités?

  • Des droits juridiques démocratiques.
  • L’éducation.
  • La transparence.
  • Un programme d’intégration.
  • Le travail.
  • Il faudrait respecter des quotas.
  • Définir clairement la signification de l’intégration interculturelle.
  • Les structures institutionnelles.
  • La démocratie.
  • Le pluralisme.
  • La reconnaissance des minorités.
  • Être prêt à écouter, à trouver des solutions.
  • Les discours politiques.
  • L’éducation politique à tous les niveaux.
  • Le droit de vote, la citoyenneté.
  • La protection juridique.

6. Par rapport à votre expérience pratique, qu’est-ce qui fonctionne bien pour engager un bon dialogue interculturel?

  • Au plan personnel: être ouvert, écouter très attentivement, être curieux.
  • Au plan des organisations: s’informer au sujet des autres.
  • Offrir.
  • Réaliser des projets concrets.
  • Partager des besoins communs.
  • Aller chercher les gens là où ils sont.
  • Le respect.
  • Faire partager des expériences.
  • Des institutions éducatives inclusives.
  • Être intéressant par rapport aux rôles des gens dans la vie.
  • Vouloir apprendre.
  • Apprendre ensemble.
  • Donner à la majorité la possibilité de découvrir l’environnement d’une minorité et vice-versa – transfert collectif.
  • Des échanges entre jeunes pour partager le quotidien.
  • Des espaces où règne la sécurité.
  • L’éducation par les pairs.

Recommandations de la Commission européenne:

1. Provoquer la mise en place d’un groupe de travail sur le dialogue interculturel selon la méthode ouverte de coordination pratiquée au Conseil des ministres de l’UE.

Objectif: mesure complémentaire à l’Année européenne du dialogue interculturel.

2. Juridiquement: la diversité à tous les niveaux.

  • Éducation (enseignants, seconde chance).
  • Directeurs.
  • Membres du conseil d’administration.
  • Services sociaux.
  • Médias.

3. Soutien financier aux organisations de migrants, notamment de femmes.

4. Suivi durable de l’Année européenne du dialogue interculturel.

  • Commission européenne: communication
  • Proposition d’un plan d’action dans le domaine du dialogue interculturel dans l’éducation et la formation.

5. Soutenir les ONG et réseaux de migrants, et les réseaux sociaux inclusifs.

6. L’Union européenne devrait jouer un rôle de premier plan.

  • Des financements en tant qu’outils.
  • Une supervision étroite de la mise en œuvre de la directive sur l’égalité.
  • Des initiatives variées comme les Années européennes.

Le NILE a publié les résultats de son travail de 2002 à 2005 sous forme des tomes 1 et 2 du numéro 53 de la collection Perspectives internationales de l’éducation des adultes, intitulé Adult Education Embracing Diversity (Une Éducation des adul tes qui embrasse la diversité), disponibles en anglais auprès de DVV International ou sous forme de fichiers pdf téléchargeables sur les sites Internet suivants: www. dvv-international.de et www.intercultural-learning.net.

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