Heribert Hinzen, Gaby Kleinen-Rätz, Uwe Gartenschlaeger

Préface

Au moment où nous préparons cet ouvrage commémoratif à l’occasion des qua rante ans de l’Institut, nous travaillons aussi en vue de trois manifestations majeures, éminemment importantes pour nous et qui se dérouleront dans le courant 2009: premièrement, nous participons pleinement à l’organisation des Conférences mondiales de l’UNESCO sur l’éducation des adultes dont la sixième édition, la CONFINTEA VI, se déroulera en mai au Brésil, à Belém, et avons la grande chance de pouvoir financer la venue d’un vaste groupe de collègues travaillant chez nos partenaires sur tout les continents en plus du voyage d’une grande délégation de DVV International. En même temps se déroulera à Belém le Forum de la société civile, organisé par le Conseil international de l’éducation des adultes (CIEA), qui bénéficie aussi de l’appui de DVV International et où nombre de nos partenaires échangeront leurs points de vue sur le fond de l’actuelle crise financière et éco nomique, et s’entretiendront sur des thèmes concernant le rôle de l’éducation des adultes pour la réduction de la pauvreté et le développement.

Deuxièmement, en juin se tiendra l’assemblée générale de la DVV à Leipzig, en Allemagne, et nous avons pensé que l’occasion était excellente de se concentrer sur les contenus du volet professionnel de la réunion sur la coopération européenne et internationale, et de poser une question essentielle, à savoir: dans quelle me-sure toutes ces délibérations et déclarations, fruits de manifestations régionales et mondiales, se rapportent-elles aux activités d’éducation des jeunes et des adultes au plan local, et comment pouvons-nous améliorer notre coopération européenne et internationale?

Troisièmement, enfin, après la dernière conférence sur «Le droit à l’éducation dans le contexte de la migration et de l’intégration» nous avons vu la nécessité de nous préparer en vue de nos prochaines Conférences de Bonn sur l’éducation des adultes et le développement (BoCAED) en nous concentrant cette fois sur le «financement de l’éducation des adultes et du développement» parallèlement à la célébration du quarantième anniversaire de l’Institut, ces deux manifestations devant se dérouler au mois de juin de cette année.

Le fait que tous ces évènements coïncident avec le processus dynamique de développement organisationnel qui se déroule actuellement à l’Institut constitue un défi. Nous devons concilier un certain accroissement du budget d’ensemble et l’augmentation du nombre de collaborateurs et d’antennes dans notre réseau.

Toutefois, en même temps, de nouvelles exigences se posent quant aux procédures de planification, de surveillance et d’évaluation (les adaptations qui accompagnent la diversification des dispositions de financement), et la création d’équipes dans le cadre d’une plus grande régionalisation de nos activités. Nous avons la chance que tous ces changements concernant la gestion de nos activités de coopération interne et externe puissent être mis en œuvre à une époque où notre organisation est relativement forte et où elle jouit d’une excellente reconnaissance au sein de la Confédération et de la part de nos partenaires stratégiques.

Depuis longtemps, trois personnes joignent leurs efforts pour diriger les affaires de l’Institut, se partageant les rôles clés de directeur, de directeur adjoint et de direc teur administratif, comme le prévoient les statuts de l’Institut. Pendant plus de trente ans, l’occupation de ces postes a été marquée par une remarquable continuité avec Jakob Horn et Heribert Hinzen comme directeurs, Wolfgang Leumer, Michael Samlowski et Uwe Gartenschlaeger en tant qu’adjoints à la direction, et Sigrid Elflein et Gaby Kleinen-Raetz à la tête de l’administration. Nous sommes convaincus que cette continuité, cette confiance et cet esprit de collaboration sont à l’origine d’une bonne part de l’appui dont l’Institut a pu bénéficier et, par conséquent, de sa consolidation. Nous ferons tout pour continuer sur cette lancée.

Nous sommes reconnaissants du soutien que nous recevons des différents niveaux de la DVV: de l’assemblée générale, des membres du conseil, du conseil d’adminis tration, du comité d’organisation et de financement, et des nombreuses universités populaires, les volkshochschulen, qui sont les centres locaux de l’association. Nous remercions toutes les organisations bailleresses qui rendent notre travail possible, notamment le ministère de la Coopération économique et du Développement (BMZ). Nous apprécions les liens puissants de coopération qui nous unissent à tous les partenaires avec lesquels nous collaborons dans le cadre de projets et réseaux, et l’immense occasion qui s’offre à nous de partager leurs expériences et d’apprendre d’eux. Enfin, nous savons que c’est grâce aux équipes hautement professionnelles, motivées et expérimentées de nos antennes en Afrique, en Asie, en Amérique latine, en Europe et à notre siège central si nous sommes en mesure de nous rapprocher du but que nous visons, c’est-à-dire contribuer à un monde plus juste, avec moins de pauvreté et d’exclusion au moyen de l’éducation des jeunes et des adultes dans l’optique de l’apprentissage tout au long de la vie.

Dagmar Engels