Lidia Turner

Paulo, notre maître

Aujourd’hui, j’ai appris ton départ.

J’en ai éprouvé de la tristesse,
les départs sont toujours tristes
,
mais j’ai aussi compris que tu arrivais
,
que tu arrivais avec une force nouvell
e
auprès des éducateurs
,
auprès des paysans
,
auprès des villageois
,
auprès des opprimés
.

Tu arrivais avec la vie
que la mort donne à ceux qui luttent,
parce que pour ceux qui meurent
dans les bras d’un peuple reconnaissant
,
comme le dit le poète
,
«les cieux s’ouvrent, le monde se dilat
e
et pour finir, de la mort jaillit la vie».1

Tu as semé l’espoir,
nous devons le cultiver
,
nous devons l’arroser de sueur et de rosée
,
nous devons arracher les mauvaises herbes
,
pour qu’il grandisse et que fleurissent
tes branches militantes,
ton arbre aux utopies
.

Notes 

1 N.D.T. : librement traduit de José Martí, A mis hermanos muertos el veintisiete de noviembre.