Gina Ebner/Michael Samlowski

Le Conseil de l’Europe regroupe quarante-sept pays membres, avec un total de huit cents millions d’habitants. Ensemble, ils font de l’Europe une région au passé très hétéroclite, avec de nombreuses langues et un développement culturel et économique disparate. Cette diversité se voit aussi dans leurs systèmes d’éducation extrêmement hétérogènes dont il arrive qu’ils présentent parfois même des différences à l’intérieur des pays. L’histoire de l’Association européenne pour l’éducation des adultes montre néanmoins que malgré de telles disparités on sert le mieux les intérêts communs en s’unissant. Gina Ener est secrétaire générale de l’EAEA. De 1998 à 2004, Michael Samlowski a été l’un des vice-présidents de l’EAEA au nom de la Confédération allemande pour l’éducation des adultes (DVV).

La dimension européenne de l’éducation des adultes dans la pratique: l’Association européenne pour l’éducation des adultes (EAEA) 

L’EAEA promeut l´apprentissage des adultes et l’accès élargi à la formation formelle et informelle pour tous, en particulier pour les groupes sous-représentés. Les objectifs de l’apprentissage sont notamment les suivants: développement des compétences pour le développement personnel ou pour l´emploi; mutations sociales et citoyenneté active; développement durable, égalité des chances entre hommes et femmes; conscientisation et connaissances dans les domaines culturel et interculturel. (le rôle de l’eaea)

L’éducation des adultes n’est pas une invention d’aujourd’hui. elle est l’héritière de plusieurs siècles de traditions éducatives et de mouvements sociaux dans toute l’europe. Jamais elle n’a été le reflet d’une pensée nationale refermée sur elle-même, indifférente, voire hostile aux évolutions à l’extérieur de ses frontières, considérant ces évolutions à la fois comme quelque chose d’inconnu et d’incompatible avec le caractère et le mode de pensée spécifique d’une communauté nationale ou d’un état. l’éducation des adultes a au contraire émané du dialogue intellectuel transnational, elle est le résultat de la construction et du développement de la pensée, de la connaissance et de l’action recélés dans la dimension européenne.

Cet article n’a l’intention ni d’approfondir ni d’expliciter cette position; il considère ce qui vient d’être dit comme un fait reconnu qui d’ailleurs, s’inscrit logiquement dans l’histoire de l’évolution intellectuelle en europe, de tout temps internationale et multiculturelle. les Grecs ont hérité du savoir des égyptiens, les romains de celui des Grecs, les Germains de celui des romains, la poésie courtoise allemande est fondée sur les chansons des troubadours français, les plus belles peintures de dresde et de varsovie ont été réalisées par l’italien Canaletto, le voyage en italie constituait un impératif tant pour Goethe que pour la noblesse anglaise. aussi banal que vrai: ce qui est valable pour l’éducation en général l’est aussi pour l’éducation des adultes.

Les échanges d’idées et de pratiques entre les organismes de formation continue ont donc toujours été incontournables pour quiconque était disposé à tirer des enseignements de la pensée et de l’expérience d’autrui au-delà des frontières nationales et qui, à son tour, pouvait contribuer à sa manière à faire avancer les autres dans leur travail. étant donné les modestes moyens dont était doté le secteur de l’éducation des adultes, ceci ne pouvait relever exclusivement de l’initiative individuelle, surtout dans l’après-guerre qui n’était pas aussi ouvert d’esprit qu’aujourd’hui, et eu égard aux modestes revenus des personnels; il était donc à la fois judicieux et logique qu’un groupe d’éducateurs d’adultes de divers pays, plus ouverts d’esprit et parmi lesquels se trouvaient l’allemand Helmut dolff, le Britannique arthur stock ou encore le Hollandais Bob schouten, fondent une association européenne d’éducation des adultes; créée en 1953, cette association fut baptisée Bureau européen d’éducation des adultesŸ avec pour siège la ville d’amersfoort, aux Pays-Bas.

Les jalons de la coopération internationale en matière d’éducation des adultes et de ce qu’on appela plus tard le réseautage, étaient ainsi posés. il faut dire que la forme et les contenus de ce travail en réseauŸ étaient aussi vagues que rudimentaires. en ce qui concerne l’éducation des adultes, l’objectif principal consistait à transgresser les frontières au sein de l’europe d’après-guerre, à encourager la connaissance de l’autre et à promouvoir la compréhension entre les peuples. On ne pouvait vraiment réussir que si l’on encourageait les échanges spécialisés entre collègues au niveau international. l’organisation de l’association n’en était qu’à ses balbutiements. les statuts ne correspondaient à aucun critère de représentativité régionale ou institutionnelle. il n’était pas rare de voir adhérer des personnes individuelles; les associations nationales comme la dvv participaient au même titre que ses fédérations ou diverses universités populaires. la situation n’était pas différente dans les autres pays. aux Pays-Bas et en Grande Bretagne plus particulièrement, l’intérêt pour cette nouvelle association était vif et le nombre d’adhérents élevé. d’autres régions, plus spécialement l’europe du sud et de l’est, n’étaient pas même représentées. Généralement, les activités de grande envergure faisaient l’objet de financements publics assez consistants. les cotisations étaient en principe volontaires, les activités d’autant plus informelles. les conférences européennes sur l’éducation des adultes pouvaient être organisées chaque fois dans un pays différent. sinon, le Bureau était un pool constitué de spécialistes plus ou moins reconnus qui se réunissaient et se concertaient régulièrement, et faisaient certainement beaucoup bouger les choses dans leurs pays respectifs. Mais le Bureau avait une perception de sa mission de politique éducative qui n’était ni systématique, ni convaincante. sa participation au sein du Conseil international de l’éducation des adultes était aussi informelle que sa propre structure, au même titre d’ailleurs, que celle du Ciea.

Que cela ne soit pas considéré comme une critique. la forme organisationnelle du Bureau était conforme aux souhaits de ses membres et, jusque dans les années 80 et dans de nombreux pays, il n’était pas difficile d’obtenir des financements publics pour les séminaires et les conférences, même dans le secteur de l’éducation des adultes. sur ce point, la structure et le mode de fonctionnement de l’association répondaient aux exigences de l’époque. si vous souhaitez en savoir plus sur l’histoire de l’association européenne pour l’éducation des adultes, nous vous invitons à consulter la page internet http://www.eaea.org/index.php?k=1554.

Les mutations toujours plus nombreuses de l’environnement politique ont toutefois obligé le Bureau européen à réaliser des remaniements qui se sont traduits par quelques modifications hésitantes de sa structure. Parmi ces mutations, citons tout d’abord les développements dans les Communautés européennes, qui influencent de plus en plus les décisions politiques souveraines des pays membres et qui imposent, en formulant des programmes financés par l’union européenne, des directives générales standard suivies bon gré mal gré par les pays membres en dépit du principe de subsidiarité, même si elles ne correspondent pas à leurs priorités ni à leurs principes de base. Ces directives transnationales en matière de politique éducative incitent les organismes d’éducation des adultes à y réagir et à les influencer autant que possible.

Un autre événement important ayant entraîné des remaniements au sein de l’association européenne a été la disparition des structures sociales socialistes dans les états d’europe centrale et de l’est, ainsi que la nécessité d’y réagir, notamment dans le secteur de l’éducation des adultes. dans tous les pays, la formation continue a commencé à vaciller. les organisations qui sont parvenues à survivre dans ce nouveau paysage émergeant se sont fortement inspirées des modèles occidentaux et ont cherché par tous les moyens à nouer des contacts avec les organismes occidentaux.

Au début des années 90, les membres du Bureau européen d’éducation des adultes ont pris soudain conscience du fait que, s’ils ne prenaient pas sérieusement part aux décisions des directions générales de la Commission européenne, qui obéissaient aux directives du Parlement européen et du Conseil des ministres, l’éducation des adultes était vouée à la disparition en europe. Bruxelles s’imposait de plus en plus en matière de standardisation et de financement. dorénavant, c’étaient les directives budgétaires et les modalités d’attribution du Fonds social européen et des programmes sectoriels, dont les noms d’erasmus, eurydike, Minerva, socrates ou leonardo ont été puisés dans la mythologie antique et l’histoire culturelle de l’europe, qui décidaient des thèmes sur lesquels les organismes devaient articuler leur candidature, et de la manière dont ils devaient organiser leurs offres. la concentration des processus d’organisation et de décision à Bruxelles a été parallèlement accompagnée d’un recul des financements publics de l’offre de formation continue traditionnelle dans les différents pays, et s’est traduite par l’ouverture du marché de la formation continue – ce terme apparaissant alors pour la première fois – aux prestataires privés et commerciaux, avec une nette concentration sur les secteurs de la formation professionnelle et la forte participation financière des services de l’emploi.

Le modèle global d’éducation des adultes en particulier, auquel étaient traditionnellement et profondément attachés les universités populaires et d’autres organismes, a été petit à petit considéré à Bruxelles comme un modèle de fin de série. Pour Bruxelles, ce modèle n’avait pas sa place dans le mode de pensée de la Commission, à l’époque de tendance fortement occidentale et méridionale. dans un premier temps, le terme éducation des adultesŸ fut rayé des projets de politique éducative des Communautés européennes. Pour le Bureau européen d’éducation des adultes, le moment était venu d’agir avec fermeté. Pour la première fois, il s’avérait que le réseautage de l’éducation des adultes, tout informel fût-il au départ, était capable d’influer sur les politiques éducatives.

Entre temps, l’association avait adopté son nom actuel, l’Association européenne pour l’éducation des adultesŸ (eaea). dans les années 90, il était encore assez facile d’estimer l’ampleur de ses prestations, car le travail de l’association était en grande partie effectué par les membres de sa direction dans deux secteurs: politique éducative et projets.

 

Équipe de l’EAEA de droite à gauche Francesca Operti, Aura Vuorenrinne, Gina Ebner, Ricarda Motschilnig et Valentina Chanina.
Source: EAE
A


 

Dans le secteur de la politique éducative, les nombreux contacts établis avec les parlementaires européens, les rapporteurs, les directeurs de divisions, les directeurs généraux, les commissaires, mais aussi à l’occasion des conférences européennes sur la formation continue organisées tous les six mois au rythme du renouvellement de la présidence de l’ue, avaient pour but d’une part, de lutter contre la tendance de l’union européenne à réduire terminologiquement la formation continue à la formation professionnelle et aux stages de reconversion, d’autre part de garantir aux citoyens le droit d’accès à tous les domaines éducatifs de leur choix et de leur faire prendre conscience de leurs besoins. la cinquième conférence internationale de l’unesCO sur l’éducation des adultes, organisée en 1997 à Hambourg, intitulée CONFiNTEA V Une heure par jour pour apprendre et adoptée par plus d’une centaine de gouvernements en tant que ligne directrice politique, a été le premier aboutissement de ces efforts.

La formation continue s’était ainsi taillé sa place dans les programmes de subvention de l’ue. L’action Grundtvig est une orientation certes modeste mais néanmoins indépendante en matière d’éducation des adultes. Quant aux autres programmes de l’ue, et plus particulièrement aux programmes structurels du Fonds social, ils ne contestent plus le rôle de l’éducation des adultes.

Les nouvelles tendances montrent cependant que le lobbying visant à ancrer l’éducation des adultes dans les politiques doit être un processus continu. dans le projet de la Commission Erasmus pour tousŸ, qui doit succéder au Programme d’apprentissage tout au long de la vie, l’éducation des adultes est réduite et uniquement conçue en tant que petit sous-programme d’une large gamme de mesures de formation professionnelle. l’eaea demande au contraire la création d’un secteur spécifique pour l’éducation des adultes, avec des garanties de moyens financiers adéquats et de visibilité. Ces revendications ont été transmises par l’association aux ministères des divers pays membres et font actuellement l’objet de négociations avec le Parlement européen. l’avenir montrera si et dans quelle mesure l’eaea parviendra à imposer ses revendications.

Dans le secteur des projets, le rôle de l’association a consisté à faire connaître les projets financés par l’ue à ses organisations membres; celles-ci ont été nombreuses à y participer et ont permis de jeter les bases de plusieurs partenariats, qui perdurent encore aujourd’hui et sont poursuivis dans le cadre de nouvelles constellations. l’eaea coordonne également ses propres projets, qui ont une importance à la fois sur le plan stratégique et sur le plan de la politique éducative: réseau Grundtvig d’actions éducatives pour les migrants et les minorités ethniques (réseau Outreach empowerment diversity), mesures d’accompagnement dans le cadre des campagnes de sensibilisation à l’éducation des adultes.

Malgré cette concentration indispensable sur l’europe, l’eaea n’a jamais succombé à la tentation de se limiter aux membres de l’ue et à leurs besoins, ce qui n’aurait pas manqué de la transformer en une quasi organisation de l’union européenne. Ceci ne correspondait ni à sa tradition, qui comme nous l’avons vu remonte à une époque où les Communautés européennes n’existaient pas encore, ni aux intérêts de ses membres, dont bon nombre viennent de pays qui n’appartiennent pas à l’ue, ni à sa mission de promotion de l’éducation des adultes dans toute l’europe. le champ d’action de l’association va de l’irlande et du Portugal jusqu’à la russie, israël et l’azerbaïdjan. il englobe autrement dit la dimension européenne dans son ensemble; la promotion de l’intégration de tous les pays d’europe, et en particulier des pays restés pendant des décennies exclus de la coopération, est l’un de ses objectifs avoués.

L’accroissement du nombre d’adhérents reste un grand défi pour l’eaea: en europe du sud et de l’est, l’association est toujours aussi peu présente, et la crise en europe ne facilite pas la participation des membres effectifs. dans les années à venir, l’eaea a l’intention de s’intéresser plus intensément à ces régions et s’efforcera d’encourager la coopération à l’aide de projets adéquats.

L’association doit répondre à des exigences de plus en plus sévères. Missions de politique éducative, réalisation de projets, activités de conseil sur des thèmes divers pour ses membres, accroissement du nombre d’adhérents, intégration des partenaires dans toute l’europe, collecte, transmission et diffusion d’informations: une tâche trop volumineuse au vu des moyens dont a disposé l’association aux cours des dernières décennies et qui dépendent en grande partie de la volonté des adhérents de travailler en tant que bénévoles. l’association a par conséquent modifié ses statuts afin de gagner en représentativité et en légitimité. À l’assemblée générale, chaque pays représenté a le même nombre de voix. les dix à douze membres de la présidence doivent tous venir de pays différents. le but est à la fois de représenter avec plus de cohérence la position de chacun des pays membres vers l’extérieur, et de rétroagir systématiquement dans les pays par l’intermédiaire des organisations de coordination nationale.

Mais avant tout, il était devenu inconcevable de travailler en tant que bénévoles. l’association s’est par conséquent efforcée de mettre en place une structure professionnelle avec un secrétariat général principal et son propre bureau à Bruxelles. Certaines organisations membres particulièrement fortes ont donné, pour ce faire, un bon coup de pouce. une représentation principale à Bruxelles nécessite pourtant un personnel spécialisé et compétent et ne saurait s’autofinancer à l’aide de cotisations d’adhérents et de prestations spéciales, en particulier dans un secteur constamment en manque de fonds. Conformément à sa stratégie de mise en place progressive d’une infrastructure adéquate, l’association s’est employée à obtenir les fonds supplémentaires nécessaires en participant activement à des projets de cofinancement de l’ue. le pas en avant décisif a été fait lorsque l’eaea a pu obtenir un appui institutionnel pour ses activités, avec des fonds de l’ue. il s’agissait dès lors d’améliorer suffisamment l’efficacité et la pertinence de l’association afin qu’elle soit reconnue par l’ue comme un instrument important de renforcement de l’éducation des adultes en europe, et qu’elle continue à recevoir un appui institutionnel. au risque de perdre un peu de son indépendance et à condition de faire un périlleux exercice d’équilibre.

au cours des dernières années, le nombre d’adhérents à l’eaea n’a cessé d’augmenter. d’une part, ceci est dû à la participation accrue d’organisations et d’associations de formation pour adultes nouvellement créées, notamment dans les pays d’europe centrale et de l’est. appartenir à l’eaea était pour elles un bon moyen de nouer des contacts avec des organisations des pays occidentaux et nordiques, de connaître les possibilités d’appui aux activités transnationales et internationales, et de trouver et mettre en place les partenariats correspondants. le fait que l’association ait été en mesure de les conseiller et de les aider a également été utile, d’autant que les exigences bureaucratiques liées à ce type de projets ne leur étaient pas encore familières et qu’elles leur paraissaient quelque peu dissuasives.

d’autre part, l’assod’entre eux que la représentation permanente de l’éducation des adultes sur la scène européenne est indispensable. Mais ceci demande également une information régulière sur ces développements, par l’intermédiaire des sites Web, d’une lettre d’information et de messages personnels. les conférences annuelles sur des thèmes d’actualité encouragent les échanges d’expériences et de pratiques, mais permettent aussi de formuler des recommandations en matière de politique éducative au niveau européen. Pour le grand réseau eaea, les demandes de coopération par l’intermédiaire du réseau et la diffusion d’informations sont faciles à gérer. d’autres manifestations donnent aux membres de l’eaea le cadre nécessaire pour participer aux activités européennes: formations Grundtvig pour jeunes éducateurs et éducatrices d’adultes, ateliers pour les membres n’appartenant pas à l’ue, manifestations au Parlement européen ou encore prix Grundtvig, attribué chaque année par l’eaea à un projet novateur européen et à un projet non-européen.

D’autre part, l’Association a manifestement réussi à convaincre ses membres qu’elle leur est utile et à leur démontrer les avantages de l’adhésion. la création d’Erasmus pour tousŸ précisément, a montré à bon nombre en outre, l’eaea prend part à divers réseaux et à des plates-formes qui appuient, au sens large du terme, ses activités. elle est ainsi membre fondateur de la plateforme européenne de la société civile pour l’éducation et la formation tout au long de la vie, euCis-lll, qui réunit les principales associations éducatives. dans ce contexte, la présidence de l’eaea souligne particulièrement le rôle primordial de l’éducation des adultes. l’association est également membre de la plate-forme sociale et de la plate-forme des organisations de développement, de la plate-forme Accès à la cultureŸ et de la plate-forme multilingue. Toutes ces adhésions et ces coopérations permettent à l’association d’améliorer la visibilité de l’éducation des adultes et de créer des liens avec les domaines connexes.

Mais avant tout:

  • elle gère la coopération internationale de ses organisations membres;
  • elle recherche l’appui des organisations internationales, et en particulier de l’union européenne, pour élaborer des plans, des programmes et des réglementations politiques répondant aux besoins éducatifs des adultes en europe;
  • elle développe des stratégies internationales en matière d’éducation des adultes et
  • elle entretient des contacts permanents avec la Commission européenne, le Parlement européen, l’institut de l’unesCO pour l’apprentissage tout au long de la vie (uil), l’unesCO et d’autres organismes, et s’engage pour que soient mises en place des politiques et des mesures axées sur l’amélioration de la situation de l’éducation des adultes en europe.

Office à Helsinki (L’information et transmission)
Source: EAEA

 

 

 

 

Office central à Bruxelles
Source: EAEA

 

 

 
À côté de toutes ces prestations fournies par l’association à ses membres, il convient de signaler son rôle en matière de politique éducative. l’eaea est considérée par l’organisme européen chargé de la formulation de directives en matière de politique éducative, la direction générale de l’éducation et de la culture, comme un interlocuteur critique et le représentant de la plupart des organismes européens de formation continue. C’est en cette qualité que l’eaea a contribué activement à la conception et au développement du Plan d’action de la Commission européenne pour l’éducation et la formation des adultes, puis plus tard au nouvel agenda européen. dans les instances connexes et les groupes de travail parallèles dédiés à la qualité et au financement, l’association joue un rôle clé en tant que représentant de la société civile et des prestataires dans ce domaine. l’eaea déploie tous ses efforts pour renforcer son influence sur les politiques éducatives. Grâce aux contacts réguliers avec la Commission européenne, le Parlement européen et d’autres organismes (entre autres la Commission des affaires économiques et sociales), notamment au niveau des directions – la direction de l’eaea s’est réunie avec le commissaire européen à l’éducation M. Figel, puis avec sa successeuse, la commissaire Mme vassiliou – l’eaea est parvenue à s’imposer en tant qu’association déterminante dans le secteur de l’éducation.

Plus le nombre d’adhérents augmente, plus la question suivante devient critique: comment l’association peut-elle garantir que ses membres prennent véritablement part aux décisions, à la conception et à la mise en oeuvre de son programme d’action? On peut difficilement se contenter de demander à ses membres de délibérer pendant quelques heures à l’occasion de l’assemblée générale annuelle sur un plan d’action préparé par la direction. Comment s’assurer que le dialogue entre le secrétariat et la direction d’une part, les adhérents d’autre part, fonctionne bien dans les deux sens? À la longue, les membres ne pourront s’identifier à l’association et la soutenir que s’ils sont sûrs qu’elle connaît leurs intérêts et qu’elle les défend.À ces fins, la présidence de l’eaea a mis un accent particulier sur le thème de l’adhésionŸ. dans le cadre d’une enquête et du suivi d’un groupe de travail réalisés au cours d’une assemblée générale, les suggestions et les recommandations susceptibles de faciliter la communication avec les membres et d’améliorer le travail de l’association ont été recueillis et évalués.

l’action internationale restera elle aussi un volet fondamental de l’action de l’eaea: que ce soit en tant que participante aux COnFinTea ou en tant que membre de la direction du Ciea, elle joue un rôle actif sur la scène internationale. l’une de ses priorités dans ce contexte est le lobbying, auprès de l’ue, en faveur de l’éducation des adultes dans le domaine du développement. en décembre et avec le Ciea, l’eaea organisera à Bruxelles un atelier sur ce thème.


Éducation des Adultes et Développement
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